socio coiffure 02

v10

Les partenaires d’Amarsi à Toulouse 

Découvrez nos partenaires de renom dans la Haute-Garonne 

Découvrez prochainement la liste des partenaires d’Amarsi à Toulouse.

la ligue

Le 1 octobre pour la course pour la ligue contre le cancer

elsan

 Le 4 octobre à la Clinique Ambroise Paré de Toulouse

flyer 01 flyer 04 octobre

ramsay

Le 5 octobre à la clinique Croix du Sud de Quint Fonsegrive.

flyer 12 octobre

Le 12 octobre conférence suivi d'une table ronde à la cité de la RSE à Toulouse

oncopole

Le 13 octobre à l'Oncopole de Toulouse

clinique de l'union

Le 16 octobre à la clinique de l'union à L'union

clinique les cédres

Le 17 octobre à la clinique des Cèdres à Mondoville

pasteur

Le 20 octobre à la clinique Pasteur à Toulouse

Je suis partenaire de l’association régionale des socio-esthéticiennes (ARSE).                           

Professionnelle, je travaille ainsi en collaboration avec CRABETTE, il s’agit d’une chaine solidaire qui propose du seconde main.

crabette

Newsletter co-écrite avec Pierre Fabre

pierre fabre

En quoi consiste exactement votre métier de socio-coiffeuse ?
La "coiffure santé" a pour but l'hygiène du cheveu bien sûr, mais également la revalorisation de
l'image de soi
, fondamentale pour des patients déstabilisés psychologiquement et
physiquement par la maladie.
Je vais adapter ma pratique en fonction de l'évaluation psychique, physique et motrice réalisée
pour chaque patient, les ressentis étant très variables d’une personne à l’autre.
Au sein d'établissements médicaux, médico-sociaux et sociaux, j'accompagne un public fragilisé
par la maladie, la vieillesse et l'exclusion. Ainsi je participe à leur reconstruction identitaire par
les cheveux. La socio-coiffure est un acte de coiffure humanisé avec empathie et bienveillance,
un soutien à la personne autour du cheveu dans une démarche holistique. C’est une pratique
qu'il faut voir comme un soin.
La perte des cheveux est une étape importante de la maladie qui la rend visible et qui
expose au regard des autres. La socio-coiffure permet d’accompagner cette phase
délicate pour la patiente. Ses bienfaits peuvent être multiples.
Elle permet de retrouver de l'estime de soi par le toucher, un ressenti propre à chacun
mais qui, une fois intégré, permet de mieux vivre la maladie.
Bien souvent pendant les traitements, il apparait que le contact manque réellement aux
patients. La socio-coiffure a justement pour vocation de recréer ce contact avec les
patients
qui en ont besoin. Lors de la mise à nu, je vais guider, avec mes mains, les
mains de la patiente afin qu’elle fasse connaissance avec son cuir chevelu dépourvu de
cheveux.
Ce geste est loin d’être anodin et nécessite d’être formé afin d’accompagner la patiente
dans la découverte de cette nouvelle image d’elle-même, tout en accueillant ses
émotions.
Découvrir son cuir chevelu nu, c’est une confrontation que l’on expérimente uniquement
dans les circonstances bien particulières du traitement anticancéreux et qui peut être mal
vécue.
Je vais donc prodiguer des soins du cuir chevelu par des gestes massants doux et
relaxant, pour mettre la patiente en confiance, la détendre et l’aider à se réapproprier
son corps
.
La perte des cheveux, des sourcils et même des cils vient cruellement poser la question
de l’identité sur un visage totalement mis à nu, dans une société où l’apparence a pris une
place prépondérante.
Pouvoir proposer aux femmes comme aux hommes le port d'une perruque en leur
donnant droit au remboursement par la Sécurité Sociale est une solution pour leur
permettre de maintenir un lien socio-professionnel par exemple. C’est aussi le rôle de la
socio-coiffeuse de les accompagner dans cette démarche.
Que ce soit par une prise en charge individuelle ou collective, il est possible de permettre
aux patients de maintenir leur autonomie, en leur proposant des gestes d'hygiène et de
confort, pour qu’ils se réapproprient leur corps avec des nouveaux repères physiques, en
tenant compte des modifications corporelles induites par la maladie.
J'ai été coiffeuse pendant 20 ans en salon, mon expérience m'aide beaucoup pour cela.
Pendant toutes ces années de pratique, j'ai beaucoup appris de la relation à l'autre.
Mon but n'est pas de me mettre à la place du patient ou de la patiente. Chacun vit son histoire,
ses remises en question, ses résolutions à travers la maladie.
Mon rôle est de les écouter : il est important d'accueillir leurs émotions, afin de pouvoir amener
les patients à faire les choix qui seront le mieux les meilleurs pour eux.
J'accepte aussi de ne pas pouvoir donner toutes les réponses, il est important de travailler en
pluridisciplinaire, avec d’autres professionnels de santé, lorsque cela est possible, pour se
concerter sur les meilleures solutions à apporter aux patients.
J'ai fondé mon entreprise "AMARSI", qui veut dire "s'aimer" en italien. Avec cette structure, je
souhaite aider les patients à retrouver l'amour d’eux-mêmes, en s’affranchissant du regard des
autres.
Il n’y a pas que la maladie en elle-même qui impacte le quotidien : le questionnement des
patientes s’oriente souvent sur leur féminité et leur image de femme.

Il existe les astuces de maquillage, les perruques, les prothèses mammaires. Mais le simple
geste du shampooing, cette sensation de l’eau qui coule sur leur tête et la fraîcheur sur le cuir
chevelu, vient apporter un sentiment de quiétude et de douceur qui procurent un bien-être
immédiat.
J’ai le sentiment d’avoir atteint mon objectif quand je sens que le patient a retrouvé le sourire et
l’estime de lui-même.
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